Histoire et architecture

Histoire et architecture 2016-12-08T09:29:20+00:00

Histoire et architecture

La cathédrale

La cathédrale Saint-Vincent-de-Saragosse de Saint-Malo est une des trois cathédrales du diocèse avec celles de Rennes et de Dol. C’est une ancienne cathédrale catholique romaine. Elle est dédiée à saint Vincent de Saragosse, martyr du début du IVe siècle.

Son architecture mélange les styles roman et gothique, elle est classée monument historique de France. Son architecture présente un résumé interessant de l’art sacré depuis les sculptures romanes de sa nef jusqu’aux réalisations contemporaines.

La cathédrale Saint-Vincent devient, à partir de 1145, le siège de l’ancien évêché de Saint-Malo auparavant fixé à Alet (Saint-Servan). Ce dernier fut supprimé par le concordat de 1801, et son territoire réparti entre les diocèses de Rennes, de Saint-Brieuc et de Vannes, mais l’archevêque de Rennes porte le titre d’évêque de Dol et de Saint-Malo, ce qui permet aux églises concernées de conserver la dénomination de cathédrale.

Le nom de Jean de Chatillon a été donné à la place de la Cathédrale en hommage à son fondateur.

La façade principale donne sur la place Jean de Châtillon dont le nom rappelle le souvenir de l’évêque d’Alet qui voulut reprendre l’église de Saint-Malo donnée en 1108 à l’abbaye bénédictine de Saint-Martin de Marmoutiers, près de Tours.Ce dernier nommée d’abord évêque d’Alet, vers 1142, entra en procès avec l’abbaye de Marmoutiers, près de Tours, qui depuis peu était devenue propriétaire du rocher de Saint-Malo et de son église.

L’évêque Jean de Chatillon obtient finalement, de 1145 à 1162, plusieurs bulles papales confirmant son investiture de l’église de Saint-Malo et la réforme de la communauté monastique par l’institution d’une règle de chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin, forçant les moines à abandonner le lieu et l’autorisant à installer son siège épiscopal dans l’église qui devint dés lors la cathédrale de Saint-Malo.

La nouvelle cathédrale de Saint-Malo est la seule alors, avec celle de Sées, à se doter d’un chapitre de chanoines réguliers de cet ordre au nord d’une ligne de Bordeaux à Belley.

Située au cœur de la cité historique intra-muros, la cathédrale classée « Monument historique », est gravement endommagée au cours des combats de la libération à la fin de la Seconde Guerre Mondiale comme tout le reste de la ville détruite à 80 % et reconstruite avec un grand soin.

Une nouvelle flèche de granit, plus élancée que l’ancienne, a été rétablie en 1971 et un ensemble remarquable de vitraux figuratifs de Max Ingrand et non-figuratifs de Jean Le Moal et Bernard Allain est mis en place.

La cathédrale de Saint-Malo est aujourd’hui considérée comme l’édifice religieux le plus visité de la région.

Informations complémentaires sur l’histoire et l’architecture de la Cathédrale de Saint-Malo :

Quelques photos de la cathédrale

Notre-Dame de la Grand’Porte

Depuis 2003, la cathédrale accueille dans sa nef nord, pour des raisons de conservation, la monumentale statue de la Vierge à l’Enfant dite Notre-Dame-de-la-Grande-Porte en raison de sa localisation précédente, au-dessus de la voûte de cette porte des remparts, dans un oratoire faisant face à la ville et où elle est remplacée désormais par une copie de l’œuvre originale du XVe siècle.

Son origine est auréolée de légendes mais une analyse pétrographique de son matériau à l’occasion de sa récente restauration a permis de déterminer que cette statue, de près de deux mètres de hauteur, a été sculptée dans la craie de la basse vallée de la Seine.
C’est à la suite d’un premier grand incendie qui détruit 287 maisons en une nuit que la ville de Saint-Malo se place sous sa protection en 1663.
La Révolution lui sectionne le lys qu’elle tenait dans la main droite, mais finalement la statue est conservée, et bénie en 1843 et 1887.
En 1940, le curé-archiprêtre de la cathédrale prononce le vœu d’organiser chaque année une journée de prières en son honneur si Saint-Malo était épargné par la guerre.
Il y eut cependant l’invasion et une « flamme seconde » qui détruit cette fois en août 1944, 683 maisons sur 865.
Le 13 août 1944, alors qu’une trêve permet l’évacuation des 1500 civils restés dans les remparts, un obus frappe la statue qui est brisée.
La croyance s’établit alors que la Vierge a sacrifié sa statue pour sauver les Malouins.
Restaurée est remise en place en 1948, elle est à nouveau brisée par un malfaiteur mais le soir, se déroule la première procession aux flambeaux en accomplissement du vœu prononcé huit ans plus tôt.
A nouveau restaurée, la statue est désormais illuminée chaque soir.
Elle est solennellement couronnée en 1958.
Chaque année, au soir du 15 août les Chrétiens de la ville et en vacances participent à la procession aux flambeaux organisée en son honneur sous la présidence de l’archevêque.

En savoir plus sur Notre-Dame de la Grand’Porte :

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