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Pour avoir la version imprimable, cliquez sur le lien suivant : La Communion spirituelle

Certaines personnes sont dans l’impossibilité actuelle de communier à cause de la suppression des Messes, une grave maladie empêchant d’aller à la Messe… Dans ces cas de force majeure – et donc quand on ne peut pas communier sacramentellement – elles peuvent recourir à la Communion spirituelle.

Pour saint Thomas d’Aquin (Somme théologique, III, q.80, a.1),  il y a deux manières de recevoir la Très Sainte Eucharistie: l’une sacramentelle par laquelle on reçoit le sacrement et ses effets (si on est en état de les recevoir: en état de grâce), et l’autre spirituelle par laquelle on reçoit l’effet du sacrement qui consiste à être spirituellement uni au Christ. Dans ce dernier cas, c’est le désir de recevoir les fruits de ce sacrement par un amour ardent, une foi vive, un esprit d’humilité et d’espérance, qui nous unit spirituellement au Christ présent dans la sainte Eucharistie. C’est bien ce qui se passe dans le baptême de désir d’une personne suffisamment consciente qui donne les fruits du baptême sans recevoir le sacrement (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n.1258). Le désir de ces sacrements – précise St Thomas d’Aquin- « vient de la foi qui opère par l’amour, et par cette foi, Dieu, dont la puissance n’est pas liée aux sacrements visibles, sanctifie l’homme intérieurement » (Somme Théologique, III, q.68, a.2).

La communion spirituelle ne se réalise que si l’on a l’ardent désir de recevoir réellement le sacrement et d’être uni au Corps mystique du Christ qui est l’Eglise. « Ceux qui ne reçoivent la sainte Eucharistie que spirituellement mangent en désir le pain céleste qui leur est offert avec cette foi vive qui opère par la charité; ils en ressentent (alors) le fruit et l’utilité » dit le Concile de Trente (Décret sur la Sainte Eucharistie, in G. Dumeige, La Foi Catholique, Paris, 1969, n.743).

On ajoutera ce que disent sur la communion spirituelle le Pape saint Pie X dans son Catéchisme (III, ch.5 §2), le Vénérable Pape Pie XII dans l’encyclique sur la liturgie Mediator Dei (2ème partie, III) et le Pape saint Jean-Paul II dans son encyclique sur l’Eucharistie  Ecclesia de Eucharistia (n.34).  Sainte Thérèse d’Avila la recommande dans Le chemin de la Perfection (ch.37): « Vous imprimerez ainsi en vous un amour profond pour notre Seigneur », et saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars: « Si nous sommes privés de la communion sacramentelle, remplaçons-la, au moins autant qu’il se peut, par la communion spirituelle. C’est celle que nous pouvons faire à chaque instant; car nous devons toujours être dans un désir brûlant de recevoir la Bon Dieu. La communion spirituelle fait à l’âme comme un coup de soufflet au feu qui commence à s’éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braise: on souffle et le brasier se rallume.  » (cf. Sermons).  L’Imitation de Jésus-Christ (L. IV, ch.10, n.6) affirme aussi que « Tout fidèle peut aussi communier en esprit tous les jours, à toute heure, avec beaucoup de fruit. Il se nourrit invisiblement de Jésus-Christ celui qui médite avec piété les mystères de l’Incarnation et de la Passion et qu’il s’enflamme en son amour« .

 

La Communion spirituelle : aspects pratiques

  • Avant la Communion spirituelle, il est recommandé la lecture des textes de la Parole de Dieu de la Messe du Jour, suivie d’une méditation (cf. les Missels des fidèles). On peut aussi lire attentivement les diverses oraisons et antiennes et méditer sur elles. Les Missels des fidèles contiennent des introductions à la Messe du jour, ainsi que des indications sur le temps liturgique (Carême, Triduum, Temps pascal…), les diverses solennités (Annonciation, Nativité de Saint Jean-Baptiste…), une biographie du saint qui est célébré…

 

  • Avant la Communion spirituelle, on dit le Confiteor (« Je confesse à Dieu ») ou l’acte de contrition.

 

  • Puis, la prière pour la Communion spirituelle. Voici une proposition :

 

PRIÈRE POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

Proposition

Adorable Jésus, je crois fermement que Vous êtes réellement Présent dans le Saint-Sacrement.

Je Vous adore et Vous aime par-dessus toutes choses ; je Vous désire de toute l’ardeur de mon âme.

Mais puisque je ne puis maintenant Vous recevoir sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur.

Oui, venez, ô Jésus ; venez dans mon cœur, venez combler mes plus ardents désirs ; venez établir la sainteté dans mon âme.

Jésus, je m’unis à Vous, comme si Vous y étiez déjà venu ; en effet, je Vous adore, et je me consacre tout à Vous.

Ne Vous séparez jamais de moi ; ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Ainsi soit-il.

Puis, après un long temps de silence, on conclut avec la prière mariale du « Souvenez-vous (Sub Tuum…) » :

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre aide, ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma mère, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.

Ainsi soit-il.