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COMMENT SANCTIFIER LA FETE DE L’ASCENSION

DANS LE CADRE DU CONFINEMENT :

Pour la version imprimable : COMMENT SANCTIFIER la fête de l’ASCENSION

 

Voilà une proposition pour sanctifier la fête de l’Ascension.

  1. Aménager un endroit pour la prière avec une croix, une icône, des bougies, un récipient avec de l’eau et un rameau, des fleurs….

 

  1. Préparation de la liturgie :

 

  • Une personne doit être désignée pour conduire la prière. Il est préférable que ce soit le père ou la mère de famille.
  • Une personne ou plusieurs personnes sont désignées pour les lectures du jour. L’idéal est que les 3 lectures soient faites par 3 personnes.
  • Des intentions de prière sont préparées et la personne qui les lira sera désignée.
  • Si l’on prend des chants, prévoir un chant d’entrée, un chant de méditation, un chant à la Vierge Marie. Prévoir aussi de chanter, si c’est possible, lors de l’aspersion et un Alléluia pour l’acclamation à l’Evangile.
  • Il serait bon que la personne qui conduit la prière puisse prévoir un commentaire des lectures, vous pouvez aussi à plusieurs commenter les textes. Par votre baptême, vous le pouvez bien sûr !

 

  1. Déroulement de la Liturgie

 

Les phrases écrites en rouge sont des indications. Elles ne sont évidemment pas à lire.

 

Tous sont debout et font le signe de la Croix, guidé par celui qui conduit la prière.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. R/ Amen

 

Celui qui dirige la prière dit :

Préparons-nous à écouter la Parole de Dieu et à célébrer ensemble la Résurrection du Christ, demandons au Seigneur de bénir cette eau nous nous signerons avec elle en souvenir de notre baptême : que Dieu nous garde fidèles à l’Esprit que nous avons reçu:

 

Seigneur tout-puissant,

écoute les prières de ton peuple :

alors que nous venons célébrer la merveille de notre création

et la merveille plus grande encore de notre rédemption,

daigne bénir cette eau +.

Tu l’as créée pour féconder la terre

et donner à nos corps fraicheur et pureté.

Tu en as fait aussi l’instrument de ta miséricorde :

Par elle tu as libéré ton peuple de la servitude

et tu as étanché sa soif dans le désert ;

par elle les prophètes ont annoncé la Nouvelle Alliance

que tu voulais sceller avec les hommes ;

par elle enfin,

eau sanctifiée quand Jésus fut baptisé dans le jourdain,

tu as renouvelé notre nature pécheresse

dans le bain de la nouvelle naissance.

Que cette eau, maintenant nous rappelle notre baptême

et nous fasse participer à la joie de nos frères les baptisés de Pâques.

Par Jésus le Christ notre Seigneur.

 

On dit ou on chante par exemple : j’ai vu l’eau vive jaillissant du cœur du Christ

Pendant le chant chacun des participants va se signer avec l’eau bénite.

Ensuite on chante le Gloria :

 

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux,
Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.
Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons,
Nous te glorifions, nous te rendons grâce, pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.
Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous
Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ;
Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.
Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur,
Toi seul es le Très-Haut,  Jésus Christ, avec le Saint-Esprit
Dans la gloire de Dieu le Père.

Celui qui guide la prière dit l’oraison du dimanche :

 

« Dieu éternel et tout-puissant,

guide-nous jusqu’au bonheur du ciel ;

que le troupeau parvienne malgré, sa faiblesse,

là où son Pasteur est entré victorieux.

Par Jésus Christ, ton Fils unique, notre Seigneur et notre Dieu

qui  vit et règne avec Toi, dans l’unité du Saint Esprit,

maintenant et pour les siècles des siècles. » R/Amen

 

On prend ensuite les lectures du jour, donc les lectures du dimanche. Celui qui lit se met debout.

Après la 1ère lecture le Psaume et la 2ème lecture, tous se lèvent pour l’acclamation de l’Evangile.

Première lecture

« Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Cher Théophile,
dans mon premier livre
j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné
depuis le moment où il commença,
jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,
après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions
aux Apôtres qu’il avait choisis.
C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;
il leur en a donné bien des preuves,
puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu
et leur a parlé du royaume de Dieu.

Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,
il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,
mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.
Il déclara :
« Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :
alors que Jean a baptisé avec l’eau,
vous, c’est dans l’Esprit Saint
que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :
« Seigneur, est-ce maintenant le temps
où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
Jésus leur répondit :
« Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments
que le Père a fixés de sa propre autorité.
Mais vous allez recevoir une force
quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;
vous serez alors mes témoins
à Jérusalem,
dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,
il s’éleva,
et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.
Et comme ils fixaient encore le ciel
où Jésus s’en allait,
voici que, devant eux,
se tenaient deux hommes en vêtements blancs,
qui leur dirent :
« Galiléens,
pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,
viendra de la même manière
que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

    – Parole du Seigneur.

Psaume  46

R/ Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez,
sonnez pour notre roi, sonnez !

Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.

Deuxième lecture

« Dieu l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux » (Ep 1, 17-23)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ,
le Père dans sa gloire,
vous donne un esprit de sagesse
qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.
Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur,
pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel,
la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,
et quelle puissance incomparable
il déploie pour nous, les croyants :
c’est l’énergie, la force, la vigueur
qu’il a mise en œuvre dans le Christ
quand il l’a ressuscité d’entre les morts
et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.
Il l’a établi au-dessus de tout être céleste :
Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination,
au-dessus de tout nom
que l’on puisse nommer,
non seulement dans le monde présent
mais aussi dans le monde à venir.
Il a tout mis sous ses pieds
et, le plaçant plus haut que tout,
il a fait de lui la tête de l’Église
qui est son corps,
et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ,
lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples, dit le Seigneur.
Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.
Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les onze disciples s’en allèrent en Galilée,
à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent,
mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples :
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
apprenez-leur à observer
tout ce que je vous ai commandé.
Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Après la lecture de l’Evangile tous s’assoient et c’est le moment du commentaire ou du partage d’Evangile prévoir aussi un temps de silence.

Une piste de réflexion pour l’Evangile :

Homélie de Benoit XVI pour l’Ascension 24 mai 2009

 

« Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Avec ces mots, Jésus prend congé des Apôtres, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture. Immédiatement après, l’auteur sacré ajoute qu' »ils le virent s’élever et disparaître dans une nuée » (Ac 1, 9). C’est le mystère de l’Ascension, que nous célébrons aujourd’hui solennellement. Mais qu’est-ce que la Bible et la liturgie désirent nous dire en disant qu' »ils le [Jésus] virent s’élever »? On comprend le sens de cette expression non à partir d’un texte unique, ni même d’un unique livre du Nouveau Testament, mais dans l’écoute attentive de toute l’Ecriture Sainte. L’utilisation du verbe « élever » est en effet d’origine vétérotestamentaire, et il se réfère à l’instauration de la royauté. L’Ascension du Christ signifie donc, en premier lieu, l’établissement du Fils de l’homme crucifié et ressuscité dans la royauté de Dieu sur le monde.

Il existe cependant un sens plus profond, qui n’est pas immédiatement perceptible. Dans la page des Actes des apôtres, il est tout d’abord dit que Jésus fut « élevé » (cf. v. 9), et il est ensuite ajouté qu' »il a été assumé » (cf. v. 11). L’événement est décrit non pas comme un voyage vers le haut, mais plutôt comme une action de la puissance de Dieu, qui introduit Jésus dans l’espace de la proximité divine. La présence de la nuée qui le fit « disparaître à leurs yeux » (v. 9), rappelle une très ancienne image de la théologie vétérotestamenaire, et inscrit le récit de l’ascension dans l’histoire de Dieu avec Israël, de la nuée du Sinaï et au-dessus de la tente de l’alliance du désert, jusqu’à la nuée lumineuse sur le Mont de la Transfiguration. Présenter le Seigneur enveloppé dans la nuée évoque en définitive le même mystère exprimé par le symbolisme de « s’asseoir à la droite de Dieu ». Dans le Christ élevé au ciel, l’être humain est entré de manière inouïe et nouvelle dans l’intimité de Dieu; l’homme trouve désormais pour toujours place en Dieu. Le « ciel », ce mot ciel, n’indique pas un lieu au dessus des étoiles, mais quelque chose de beaucoup plus fort et sublime:  il indique le Christ lui-même, la Personne divine qui accueille pleinement et pour toujours l’humanité, Celui en qui Dieu et l’homme sont pour toujours inséparablement unis. L’être de l’homme en Dieu, tel est le ciel. Et nous nous approchons du ciel, ou mieux nous entrons au ciel, dans la mesure ou nous nous approchons de Jésus et entrons en communion avec Lui. Aujourd’hui, la solennité de l’Ascension nous invite donc à une communion profonde avec Jésus mort et ressuscité, présent de manière invisible dans la vie de chacun de nous.

Dans cette perspective, nous comprenons pourquoi l’évangéliste Luc affirme que, après l’Ascension, les disciples revinrent à Jérusalem « remplis de joie » (24, 52). La cause de leur joie se trouve dans le fait que ce qui avait eu lieu n’avait pas été, en réalité, un détachement, une absence permanente du Seigneur:  ils avaient même au contraire désormais la certitude que le Crucifié-Ressuscité était vivant, et qu’en Lui les portes de Dieu, les portes de la vie éternelle avaient été pour toujours ouvertes à l’humanité. En d’autres termes, son Ascension ne signifiait pas son absence temporaire du monde, mais inaugurait plutôt la forme nouvelle, définitive et inextinguible de sa présence, en vertu de sa participation à la puissance royale de Dieu. C’est précisément à eux, aux disciples, enhardis par la puissance de l’Esprit Saint, qu’il reviendra d’en rendre perceptible la présence à travers le témoignage, la prédication et l’engagement missionnaire. La solennité de l’Ascension du Seigneur devrait nous combler nous aussi de sérénité et d’enthousiasme, précisément comme cela fut le cas pour les Apôtres, qui du Mont des Oliviers repartirent « remplis de joie ». Comme eux, nous aussi, en accueillant l’invitation des « deux hommes vêtus de blanc », nous ne devons pas rester à regarder le ciel, mais, sous la direction de l’Esprit Saint, nous devons aller partout et proclamer l’annonce salvifique de la mort et de la résurrection du Christ. Ces paroles qui terminent l’Evangile de saint Matthieu nous accompagnent et nous réconfortent:  « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 19) ».

On peut ici prendre après le temps de silence un chant de méditation.

Puis on dit ensemble le credo : si vous avez des cierges tous peuvent les prendre en main pour la récitation du Credo.

 

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ;

et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit,

est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,

est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers,

le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux,

est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,

d’où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique,

à la communion des saints, à la rémission des péchés,

à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.   R/Amen.

 

            Ensuite on prie ensemble avec la Prière Universelle qui a été préparée.

            Ensuite le conducteur de la prière introduit la prière du Notre Père

Unis dans le même Esprit et dans la communion de l’Eglise, nous osons prier comme le Seigneur Jésus lui-même nous l’a enseigné :

 

Notre Père…

 

Ensuite pour manifester notre souffrance de ne pas pouvoir être réunis ensemble et de ne pas pouvoir participer à l’Eucharistie la prière suivante peut être récitée par tous qui est introduite par le conducteur de la prière :

 

Nous ne pouvons pas recevoir la communion sacramentelle, mais nous avons le désir de recevoir le Pain de la Vie avec une foi qui agit par la Charité, nous sommes dans l’attente du moment où la participation à la messe sera de nouveau possible. Ce désir nous rend participants de manière vrai bien qu’imparfaite des fruits et des grâces du Sacrement. Ensemble prions :

 

« Seigneur mon cœur te désire et désire s’unir à toi dans la communion sacramentelle. Il ne m’est pas possible de participer à la célébration de l’Eucharistie en ce Jour qui t’est consacré mais je sais, dans la foi, que tu es présent et je veux t’accueillir dans mon cœur et dans ma vie. Viens Seigneur Jésus. R/ Amen !

 

 Celui qui conduit la prière dit pour conclure :

Que le Seigneur nous bénisse et nous garde de tout mal

et nous conduise à la Vie éternelle. R/ Amen

Tous font le signe de la Croix,

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

On peut prendre alors le chant à la Vierge Marie.